Oui, les hashtags fonctionnent encore, mais pas comme le décrivent la plupart des conseils d’il y a quelques années. À l’époque, ils fonctionnaient comme un fil que l’on parcourait : les gens faisaient défiler une page de tag à la recherche de contenu, et un bon tag pouvait vous placer devant une audience qui cherchait activement ce sujet. Ce comportement a largement migré vers la recherche dans l’application et vers la recommandation algorithmique. Aujourd’hui les hashtags servent surtout de signal de classification qui aide le système à comprendre de quoi parle votre publication, pas de canal de découverte que les gens parcourent.
Ce qui a changé
Toutes les grandes plateformes (Instagram, TikTok, LinkedIn) s’appuient désormais sur des systèmes de recommandation qui regardent le comportement : durée de visionnage, replays, partages, commentaires, temps passé. Ces signaux pèsent bien plus qu’avant, et les hashtags ont reculé dans la liste de ce qui détermine si une publication est vue. En parallèle, la recherche dans l’application s’est améliorée, donc les gens tapent de plus en plus ce qu’ils veulent au lieu de parcourir une page de tag en espérant tomber dessus.
C’est un vrai basculement, pas un ajustement mineur. Le vieux conseil, empiler autant de hashtags que la plateforme l’autorise pour apparaître sur un maximum de pages de tag, ne correspond plus au fonctionnement de ces systèmes.
Ce que font les hashtags aujourd’hui
Un tag indique toujours au système de la plateforme à quelle catégorie ou à quel sujet appartient une publication. Cette classification influence à qui l’algorithme envisage de montrer votre contenu, surtout au début, avant que la publication ait ses propres données d’engagement. Un tag qui correspond vraiment à votre contenu aide cette première classification. Un tag qui ne correspond pas, choisi uniquement parce qu’il est populaire, peut même vous nuire en orientant le système dans la mauvaise direction.
Certaines pages de tag reçoivent encore du vrai trafic de navigation, en particulier sur LinkedIn où les gens suivent des fils thématiques, ou dans des niches plus resserrées où le tag n’est pas assez énorme pour ne plus rien vouloir dire. Les hashtags ne sont donc pas purement décoratifs, même maintenant : ils ne sont simplement plus le levier principal qu’ils ont été.
La langue du tag compte aussi
Dans un monde où le tag sert à classer, sa langue fait partie de la classification. Une publication écrite en français et taguée uniquement en anglais envoie au système deux signaux qui ne s’accordent pas. Si votre audience est francophone, taguer en français colle mieux au texte et, au passage, vous fait concourir dans un espace bien moins saturé. Mélanger les deux langues dans le même ensemble ne double pas la portée : cela la partage, et aucune moitié n’arrive entière.
Ce qui compte davantage
Une légende ou une première ligne qui dit clairement de quoi parle la publication pèse aujourd’hui plus dans la classification qu’une pile de tags. Au-delà, c’est l’engagement réel (commentaires, partages, replays, durée de visionnage) qui détermine la diffusion sur toutes les grandes plateformes. Aucun nombre de hashtags ne rattrape une publication qui perd le spectateur dans les deux premières secondes ni une légende que personne ne prend la peine de lire.
Ce qu’il faut faire à la place
Écrivez d’abord pour la personne qui lit. Utilisez les hashtags comme une couche de soutien plus modeste : une poignée de tags précis et pertinents plutôt qu’une longue liste générique. Des outils comme le générateur de hashtags Instagram ou le générateur de hashtags TikTok aident à trouver des tags qui collent vraiment à votre contenu plutôt que de deviner, et un compteur de hashtags vous empêche d’en faire trop par habitude.